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Solutions for a connected world

Des câbles spécifiques en signalisation ferroviaire

On désigne sous le vocable ‘signalisation ferroviaire’ le dispositif qui permet le contrôle et le commandement du trafic via les appareils de voie(1). Ce dispositif, alimenté par un courant électrique à basse fréquence (inférieur à 1 MHz(2)), remplit une triple mission : renseigner le conducteur sur le trafic en amont, lui donner des instructions et réguler le trafic. Des enjeux de premier ordre qui exigent du matériel et du câblage de parfaite qualité. Les experts distinguent deux types d’environnement impactant différemment le choix des câbles reliant tous ces appareils : les réseaux interurbains et les réseaux urbains

   

En réseaux interurbains

Dans ce premier cas, les câbles, posés dans des caniveaux le long des voies, sont continuellement soumis à toutes les agressions climatiques. Ajoutons à cela le voisinage avec des trains roulant à grande vitesse (160 km/h sur ligne classique), voire à très grande vitesse (plus de 300 km/h sur LGV(3)) et ce, sur de longues distances. Autant de conditions nécessitant du matériel solide, fiable et performant si l’on veut que les câbles durent le plus longtemps possible (jusqu’à 45 ans) et protéger les signaux qui y passent ainsi que les appareils raccordés. Dans ce sens, les fabricants ont beaucoup travaillé :

- sur les isolants des conducteurs, par adjonction de plastifiants et d’antioxydants qui ont permis d’allonger leur durée de vie de près de 15 ans depuis l’avènement des plastiques ;

- sur l’étanchéité des câbles par des moyens modernes et fiables, interdisant à l’eau d’y pénétrer.

Autre spécificité propre aux réseaux interurbains : les phénomènes d’induction observés à proximité des caténaires alimentées en 25 kV alternatif. Ces effets entraînent des tensions parasites dans les câbles de signalisation pouvant dépasser les 600 Volts, endommager les éléments actifs terminaux et perturber les signaux. La solution pour en prémunir les installations : le recours à un câble appliquant un coefficient réducteur, grâce à la combinaison d’une armure en acier et d’un écran en cuivre annelé, mis régulièrement à la terre.

En réseaux urbains

En urbain, et spécialement dans le métro et dans le RER, le milieu présente une double particularité : le confinement et le contact direct avec les usagers. En cas d'incendie, les câbles doivent donc avoir été conçu pour ne pas attiser ni propager les flammes et pour ne pas dégager d’éventuelles fumées toxiques et susceptibles d’opacifier l’atmosphère. A cet effet, on les fabrique ignifugés et sans halogène, c’est-à-dire sans matière chlorée telle que le PVC. En revanche, ici pas besoin d'anti-induction, l'alimentation étant en courant continu. La question de l’étanchéité enfin est moins prégnante qu’en extérieur, excepté pour certaines lignes de surface pour lesquelles on utilise des câbles spéciaux parfaitement étanches, en transversal comme en longitudinal (grâce à un gel ou à un produit sec hydro-gonflant).

Tout ceci laisse supposer une collaboration des plus étroites entre clients et fournisseurs. Ecriture des spécificités techniques, essais, traçabilité, fabrication : sur ce marché si particulier et exigeant, chaque étape de la production est validée par les deux comparses.

(1) Blocs automatiques lumineux, balises de voies, aiguillages, etc.

(2) MHz : mégahertz.

(3) LGV : Ligne à Grande Vitesse.