L'environnement : tous concernés

En quelques décennies, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a atteint des niveaux jamais égalés auparavant. Selon les experts internationaux du climat, cette progression est directement imputable à l’activité humaine avec de graves conséquences climatiques à prévoir.

   

Gaz à effet de serre et réchauffement climatique

A l’ origine, les gaz à effet de serre de source naturelle comme la vapeur d’eau ou le dioxyde de carbone, piègent une partie des rayonnements solaires renvoyés par la Terre vers l’espace, pour réchauffer la surface du globe. Un phénomène indispensable à notre survie et à celle de notre écosystème. Seulement, au fil des siècles, l’activité humaine a contribué à multiplier la concentration de ces gaz dans l’atmosphère, générant ainsi une surchauffe et donc un dérèglement climatique inquiétant…
En effet, depuis l’époque pré-industrielle les études climatiques ont démontré que le climat de la Terre avait notablement évolué : hausse des températures de plus en plus rapide, accélération de la fonte des neiges et des glaces, etc.

Conséquences pour notre planète

Selon le dernier rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) publié en 2007, si aucune mesure restrictive n’est prise pour freiner cette progression dans les années à venir, l’accumulation des émissions de gaz à effet de serre produites par l’activité humaine pourraient élever la température moyenne de la planète de 1,8 à 4 °C. Cette hausse engendrera irrémédiablement de terribles phénomènes climatiques et terrestres comme :

  • l’élévation du niveau des mers due à la fonte des neiges et des glaces ,
  • l’augmentation de la fréquence et de la durée des grandes crues et sécheresses ,
  • la modification des courants marins (comme le Gulf Stream) et la dérive nord Atlantique provoquant le refroidissement de certaines régions, comme l’Ouest de l’Europe ,
  • la modification profonde de l’économie impactant directement les pays en voie de développement, premières victimes de ce phénomène.

Enjeux industriels, domestiques et économiques

Principal gaz à effet de serre et, par la même, acteur premier du réchauffement climatique, le dioxyde de carbone (CO2) n’a jamais été aussi présent dans notre atmosphère. Réduire les émissions de CO2 se présente donc comme la priorité dans la lutte contre le réchauffement climatique et la protection de l’environnement.

Les émissions de CO2 proviennent essentiellement de la combustion d’énergies fossiles, des pratiques agricoles et industrielles, de l’utilisation domestique de l’énergie, ainsi que de la déforestation.

Pour limiter ces émissions, différents niveaux d’action sont possibles :

  • pour le particulier, il s’agit d’adapter et combiner ses besoins de chauffage et d’électricité aux nouvelles technologies écologiques mises à disposition afin de réduire la consommation énergétique. En outre, de nouvelles habitudes de vie à prendre : éteindre les appareils en veille, choisir son véhicule en fonction de l'étiquette énergétique associée, caler son biorythme à celui de la nature, …
  • pour les industries, il s’agit d’améliorer le rendement des équipements et d’utiliser des énergies plus propres,
  • pour les gouvernements, il s’agit de faciliter l’accès des particuliers à des équipements énergétiques sains mais souvent très onéreux, en leur accordant des aides ou des subventions.

POUR ALLER PLUS LOIN : point sur les grandes dispositions internationales

Pour contrer l’inquiétante accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, et limiter les risques liés à un dérèglement climatique, les autorités internationales se concertent et se mobilisent.

La convention Cadres des Nations Unies sur les Changements Climatiques

Adoptée à Rio, le 9 mai 1992 et signée par 178 Etats et l’Union Européenne, cette convention reconnaît les risques inhérents au réchauffement climatique et fixe pour objectif de « stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique. » Entrée en vigueur le 24 mars 1994, la Convention est aujourd’hui ratifiée par 185 pays.

Le Protocole de Kyoto

Adopté en 1997, ce protocole engage les pays industrialisés signataires à réduire globalement leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% d’ici 2008-2012 par rapport à leur niveau en 1990. C’est en 2005, une fois le seuil de ratification des pays signataires atteint, que le protocole est rentré en vigueur.

La conférence de Bali

Tenue à la fin 2007, cette conférence lance la problématique de l’après-Kyoto en lançant la réflexion sur un accord qui pourrait lui succéder. L’objectif : rallier les principaux émetteurs de CO2 (Chine, Etats-Unis, Australie, Inde…) aux nouvelles négociations qui devraient durer jusqu’en 2009.

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